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Mercredi 21 mai
Kyōto
Nous refaisons le tour en bus que nous avions déjà
fait avec Sandrine et Didier l'année passée.
La différence est que cette fois nous visitons le Palais Impérial
à la place du temple Higashihonganji.
Au palais Nijō, nous avons la possibilité d'observer le système
de sécirité ci-contre: Le sol du palais par exemple est fait
de planches montées sur des installations metalliques qui grincent au premier pas:
une alarme infaillible!
A un arrêt de bus, nous croisons ce panneau qui invite les gens à ne pas salir
la voie publique. Il précise que les amendes seront distribuées
indépendamment du statut et de la nationalité. Comprenez: aussi
aux étrangers et aux fonctionnaires. C'est loin d'être évident
au Japon que la loi s'applique à tous!
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Ensuite nous retournons au Kinkakuji, le pavillon doré.
Il a d'ailleurs été redoré cet hiver.
Ne vous laissez pas abuser par l'apparent calme de ces photos. Sur le
parcours qui mêne à travers le parc, la densité
de population est presque digne du métro de Tōkyō.
La photo ci-contre a été prise par un touriste,
qui, au vu de la grand foule, n'a pas pu faire autrement que de nous photographier
littéralement devant le pavillon doré, au point de le cacher.
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Ci-contre le gokai (cinq lois) du Bouddhisme:
Tu ne tueras pas;
Tu ne déroberas pas;
Tu ne seras pas impudique;
Tu ne mentiras pas;
Tu ne boiras pas de liqueurs enivrantes.
Comme quoi toutes les religions se rejoignent. Ils ont oublié
"Tu ne bouteras pas le feu au Pavillon Doré". Ca aurait peut-être
évité l'incendie (criminel) de 1955.
A droite, notre guide de la matinée. Il a la désagréable manie de mettre ses mains
en mégaphone. C'est peut-être efficace pour ceux qui sont face à lui,
mais il en devient inaudible pour les autres.
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Nous avons droit à un peu plus de calme au Palais Impérial.
C'est grâce au Kunaicho (page web),
l'office qui s'occupe de tout ce qui relève de la
famille impériale ("Imperial Household Agency").
C'est sans doute la caricature absolue de l'administration
japonaise. Ainsi nous sommes mis en rang par quatre et n'avons le droit d'entrer que
lorsque le fonctionnaire juge que nous sommes assez alignés à son goût.
Les touristes solitaires doivent obtenir une autorisation écrite pour visiter
le Palais et venir munis de leur passeport. Toute cette bureaucratie
en décourage plus d'un, ce qui explique notre solitude fort appréciable.
La famille Impériale est la première victime du Kunaicho.
Cette agence lui dicte tous ses faits et gestes jusqu'aux moindres détails.
Par exemple lors d'une réception, de quoi la princesse doit parler avec
qui et à quel moment.
Le Palais de Kyōto n'est plus utilisé, vu que l'Empereur a déménagé
à Tōkyō en 1861. Mais il est toujours géré par la Maison Impériale,
ce qui explique la présence du Kunaicho.
Tous les toits sont décoré de ce chrysanthème à seize pétales,
et les murs comptent cinq lignes blanches,
les symboles de la Famille Impériale.
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Nous abandonnons mes parents qui font tout seuls un second tour en bus l'après-midi,
et nous nous mettons à la recherche du Kiyōmizu-dera, le temple
que nous avions cru voir à tort l'année passée.
Cette fois nous intensifions nos recherches et finissons par trouver ce temple qui
domine Kyōto. Nous ne sommes de loin pas les seuls!
Le temple est envahi d'écoliers en uniforme et de retraités, chacuns
dans leurs grands groupes respectifs.
C'est que le temple regorge d'attractions: il y a par exemple deux pierres
distantes de dix mètres, trajet qu'il s'agit de franchir les yeux fermés.
Ceux qui y parviennent sont promis au grand amour. Ce sont surtout les écolières
qui s'y essayent. Il y a aussi cette fontaine ci-contre dont il s'agit de puiser l'eau.
Mais évidemment, le plus important, c'est la rue des souvenirs.
Il va de soi que chaque visiteur doit ramener un souvenir à ses
collègues, amis et parents qui n'ont pas eu la chance de pouvoir partir.
C'est ici que Céline achète quelques sucreries pour les membres de son
laboratoire.
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