Arita
Dans le train qui se rend à Sasebo se trouvent de nombreux touristes japonais
qui descendent à Huis ten Bosch (ci-contre), un parc à thème
qui reconstitue une ville hollandaise
(site web).
Un projet fou au prix total de 2.5 milliards de dollars, réalisé
dans les années 1990. Aujourd'hui le parc est en faillite, mais
toujours actif. (Ceux qui ont vu Le Voyage de Chihiro y verront
un clin d'oeil du sort...)
Les touristes occidentaux (c'est-à-dire nous et trois Australiens), plus
avides de culture japonaise que de reproduction d'Europe de
contes de fées, restent dans le train et continuent vers Arita,
la ville où est née la porcelaine japonaise.
A la gare, l'office du tourisme
est fermé pendant la pause de midi, mais un vieux Japonais nous attrape
et nous montre sur un plan où sont les principales choses à voir,
son album-photo de poche en guise d'illustration.
Nous nous dirigeons vers le musée préfectoral (de Saga-ken)
de la porcelaine et croisons en route ce vase qui décore un pont.
Il ne craignent pas le vandalisme ici.
Nous passons au Tozen-Jinja, le temple dédié à la potterie,
avec sa porte (Torii) en porcelaine, puis nous réfugions de la pluie
dans le musée municipal.
Visiblement, Arita est une petite ville que les touristes japonais visitent
en deux heures environ: il y a deux ou trois musées
(dont ils ne ne visiteront qu'un seul), des ateliers (jardins d'enfants pour adultes)
où l'on peut mettre la main à la pâte soi-même et
d'innombrables magasin qui vendent de la potterie bas-de-gamme. C'est que le point
le plus important de la visite c'est de trouver un omiyage, un cadeau
à ramener à son chef et ses collègues.
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