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Impressions du Japon     16 avril 2002 au
16 novembre 2003
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Mars 2003
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Samedi 8 mars 2003

Tour en bus de Saitama

Aujourd'hui notre copine Miki nous a engagés comme cobayes pour un essai de nouveau tour guidé pour étrangers. On visite la préfecture de Saitama, au Nord de Tōkyō. Ainsi dans le bus on trouve des gens de l'office du tourisme de Saitama (dont Miki), des représentatnts des compagnies potentiellement intéressées à commercialiser ce tour, et de nombreux étrangers, majoritairement coréens. Evidemment tout est gratuit.

Le tour commence à Saitama-Shintoshin, le centre nouvellement créé de la ville de Saitama (fusion de Urawa et Ōmiya). C'est là qu'auront lieu les championnats du monde de basketball en 2006. C'est aussi là que se trouve le seul musée John Lennon du monde (si vous pensiez qu'il se trouve à Liverpool, vous avez tout faux!).

Nous avons de la chance avec le temps: on voit même le Mont Fuji! Pendant le trajet ils demandent à chaque participant de se présenter dans le micro du bus. Un mauvais point! Les Japonais adorent ça, mais les touristes européens risquent de ne pas aimer.

Une des premières choses que l'on remarque au Japon, c'est l'absence de maisons anciennes. En Europe, on a l'habitude que plus on s'approche du centre, plus on a de chances de voir des vieilles bâtisses. Ici, il est déjà difficile de trouver le "centre". Généralement on désigne comme ça la zone proche de la gare principale. Mais c'est à cet endroit là que l'on trouvera les buildings les plus récents. Où ont passé les anciennes maisons alors?

Souvent les vieilles maisons faites de bois et papier ont disparu dans des incendies. Celui qui a suivi le tremblement de terre de Tōkyō de 1923 a ravagé la ville. Les bombardements de 1944 ont fait le reste.

La petite ville de Kawagoe est une exception. On l'apelle "petite Edo", parce qu'on y trouve le style des maisons d'Edo, l'ancienne Tōkyō. Un incendie a détruit la ville il y a 200 ans, à l'exception de la maison ci-contre à gauche. Elle était protégée par une couche de plâtre. Ensuite les habitants de la ville l'ont imitée et développé la technique. Ainsi Kawagoe est un des rares endroits au Japon où l'on trouve des maisons de plus de 100 ans.

La maison de droite est protégée par des volets de plâtre, qui ne peuvent être fermés que depuis l'exterieur. Les gens se mettent alors sur la barre placée devant, barricadent les fenêtres, avant de s'enfuir.

Nous sommes séparés en petits groupes de quatre assignés à un guide local amateur. La nôtre, une pharmacienne, nous donne plein d'informations intéressantes, mais nous suit plus que nous ne la suivons. En bonne guide japonaise, elle nous indique pourtant bien l'endroit idéal pour photographier la tour de Kawagoe. Evidemment, avec mon grand angle de 24mm j'ai aussi le lampadaire dans le champ (ci-dessus à gauche). Cette tour a la même hauteur que le Bouddha de Nara nous dit plusieurs fois notre guide.

Derrière la tour se trouve un petit temple dédié à une divinité qui soigne les yeux. Les tablettes ci-contre sont des prières qui seront brûlées en fin d'année.

Plus loin se trouve un temple bouddhiste avec une statue d'un Bouddha maigre - plutôt rare par ici. Celui-ci a jeûné durant 40 jours, afin de méditer.

Les petits Bouddhas à gauche (similaires à ceux du temple Zojoji) sont dédiés à la santé des enfants. Les gens leur mettent des coiffes pour les remercier de la bonne santé de leur progéniture.

Nous nous réunissons ensuite dans le quartier des vendeurs de sucreries à base de patates douces (ci-contre) puis allons dans un restaurant. Nous y trouvons notre repas dans une petite boîte en bois avec trois tiroirs.

Nous repartons en bus vers le village de bonzaï de Ōmiya, que nous connaissions déjà.

Le président de l'association japonaise de Bonzaï nous fait un discours. Pendant ce temps je me promène et fais des photos. Je suis suivi par un caméraman qui a visiblement pour mission de filmer les "cobayes" pendant qu'ils prennent des photos. Probablement pour documenter ce qui intéresse les étrangers.

Evidemment, bien que nains, les pruniers sont en fleur ici aussi.

Nous remontons dans notre bus après qu'un des accompagnateurs s'est assuré auprès de chacun qu'il n'avait pas besoin d'aller aux toilettes. Nous filons vers l'Est à Iwatsuki, la ville des poupées. C'est un des endroits connus pour la fabrication de poupées telles celles utilisées à Hina-Matsuri. Nous nous arrêtons à Doll-Land, un centre de confection de poupées.



Là-bas, une guide très enthousiaste nous explique en japonais comment ces poupées sont fabriquées et que cela met un mois pour une personne pour faire l'arrangement. On aurait aimé savoir d'où vient la tradition et quelle est l'histoire de ces poupées. Evidemment, les Japonais savent déjà tout ça.

Dans la salle d'exposition nous voyons un grand nombre d'arrangements de poupées. Les prix tournent autour des 100'000 à 500'000 yens (1000 à 4000 SFr). La paire ci-contr à gauche coûte 125'000 yens (1000 SFr).

Nous sommes ensuite amenés vers une salle de travaux manuels où nous devons faire une poupée en papier. C'est très facile et la guide nous prend vraiment par la main. On se croirait à un jeu télévisé. Les Japonais ont l'air d'aimer être pris pour des enfant à la maternelle.

Pour nous qui vivons au Japon, c'est intéressant de pouvoir faire une fois un origami (pliage de papier), qui est une grande tradition ici. Mais nous imaginons mal qu'un touriste qui a fait douze heures d'avion ait envie de passer une heure dans une salle à faire du bricolage.

Finalement nous sommes invités à remplir un questionnaire sur le tour. Dans l'ensemble, ce tour montre des choses intéressantes, même si l'on passe trop de temps dans le bus par rapport au temps de visite. Mais s'ils veulent vendre ce tour à des étrangers, il faudra que les organisateurs comprennent qu'ils ont affaire à des touristes qui ne connaissent rien au Japon et à sa culture et pas à un troupeau de gamins en course d'école.

Ensuite retour à Ōmiya, thé avec Miki, puis karaoke entre nous deux à Tōkyō.

Chronologie: La suite à Tsukuba

Photos © Patrick Koppenburg et Céline Weber (sauf mention), textes © Patrick Koppenburg (sauf mention).
Dernière mise à jour: 03:30 2003-08-25 - Patrick Koppenburg
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