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Dimanche 26 janvier 2003
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La vieille ville de Taipei
Armés d'un petit guide des temples, nous nous attaquons ce dimanche au quartier de
Manka, le premier quartier habité de Taipei. C'est un quartier populaire qui
n'a pas grand chose à voir avec les riches quartiers vus précédemment.
Nous commençons par traverser un marché couvert. Ici couvert signifie
que les petites ruelles sont recouvertes d'une tôle ondulée.
Nous y sommes les seuls occidentaux.
On y trouve de tout dans un ambiance de souc, mais des conditions de proprété
qui surprennent. Ci-contre à gauche des cages de poulets. A vendre morts ou vifs.
Ci-contre, un magasin de lanternes et autres décorations pour le nouvel-an chinois.
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Le tour commence par le temple de Lungshan dédié
à la déesse Kuanyin. La légende veut qu'un homme
a pendu une statuette représentant cette déesse à un arbre
et qu'elle s'est mise à briller de nuit. Comme dans tous les temples
il y a la table pour les offrandes. Souvent ce sont des fruits, mais cela
peut aussi être n'importe quoi d'autre.
On y trouve des petits plots en forme de croissant avec un côté
convexe et un autre plat. Les gens les lancent par terre pour recevoir un signe des dieux.
S'ils aterrissent l'un montrant le côté convexe et l'autre le côté
plat, c'est un omen positif. Si les deux montrent le côté convexe, c'est mauvais.
Enfin, si l'on voit les deux côtés plats c'est neutre et on doit recommencer.
Une jolie série mathématique qui converge vers 2/3 de chances d'avoir
une réponse positive.
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Le temple Chingshan est coincé entre deux maisons
dans une ruelle en travaux. Ici la légende dit que c'est
un pêcheur qui se promenait en 1854 avec une statuette d'un dieu dans une main,
lorsque soudainement celle-ci refusa d'avancer plus loin.
Lorsque nous entrons dans le temple, nous y croisons trois personnes en train de manger
à une table - on a vaguement l'impression d'entrer chez des gens.
Une vieille dame nous dit qu'il y a encore deux étages. Effectivement nous trouvons
un escalier et arrivons au second (ci-contre) puis au troisième (ci-dessous)
qui donne sur une terrasse. Un prêtre est en train d'officier
(ci-dessous à gauche).
L'autel est si chargé que sa robe rouge en devient un camouflage...
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Ensuite nous allons au Mémorial Chiang Kai-shek,
un énorme parc au milieu de la ville. A l'entrée il y a
une grande arche et une grande place vide. Ca fait vraiment
capitale chinoise.
De part et d'autre de la place se trouvent le théâtre et
la salle de concert nationaux. Sur les escaliers des majorettes
s'entraînent au maniement du drapeau.
Loin au fond se trouve le mémorial, une halle de forme pyramidale (paraît-il)
construite grâce aux contributions de la diaspora chinoise du monde entier.
Une architecture stalinienne étonnante pour un monument à la
mémoire d'un anti-communiste.
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Nous avons de la chance: c'est l'heure du changement de la garde.
Une cérémonie impressionnante, de part sa longueur et ses acrobaties.
Les soldats jonglent avec les fusils et se les envoient l'un à l'autre.
Le tout dure bien 10 minutes.
On sent que les Taiwanais vouent un culte au fondateur de leur état.
Les touristes, principalement japonais, sont plutôt amusés par la
scène.
Ici tout est d'ailleurs optimisé pour les touristes du Japon.
Taipei y est connu pour les massages des pieds, les salons de beauté
et son coût de la vie bas (le CD est à 15 francs en moyenne).
Souvent il est plus concluant de parler japonais dans les magasins
qu'anglais - les vieux taiwanais ont dû
apprendre le japonais à l'école pendant l'occupation.
C'est d'ailleurs très agréable de parler japonais
avec des gens qui n'ont pas un vocabulaire suffisant pour tout emballer dans
des formes de politesse incompréhensibles.
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Nous revenons ensuite dans le quartier international où se trouve l'uni
pour visiter un salon de thé que Masayo nous à recommandé.
Heureusement nous croisons Masayo et Christoph par hasard en route
sans quoi nous ne l'aurions
pas trouvé.
Ils y servent du oolong taiwanais. On paye pour l'eau et le matériel (7 francs)
et pour les feuilles de thé (2 à 3 francs) séparément.
Ensuite on peut faire sa cuisine tout seul. On a une bouilloire sur des cendres
avec laquelle on remplit une théière. On laisse tirer puis on transvase
dans une cruche avant de servir dans les bols. C'est tout une cérémonie,
mais qui n'a rien à voir avec le rituel japonais.
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