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Samedi 8 juin 2002
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Shimada, le matin
Nous nous réveillons tôt parce que nous avons rendez-vous avec notre guide.
Juste le temps de prendre un petit déjeuner japonais avec riz et poisson.
De la chambre nous avons une vue sur Shimada et les montagnes. Le voisin a installé un petit
autel privé sur sa terrasse.
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Nous arrivons ensuite à la rivière Ōi-gawa et au
Hōrai-bashi (pont Hōrai,
plan),
qui est le plus long pont piéton en bois du monde, selon le livre Guinness des records.
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Nous y reviendrons. Mais d'abord nous allons cueillir du thé
à Kanaya.
Les champs de thé de Kanaya
Notre guide nous a amenés chez un producteur de thé vert à Kanaya.
Toute la région ressemble à une mer de feuilles vertes.
Après avoir été accueillis avec une tasse de thé nous allons
voir la moissonneuse la plus moderne de la ferme.
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Tous les champs sont parsemés de ventilateurs.
En mars, ceux-ci servent à
chasser l'air froid qui s'accumule entre les buissons et peut provoquer
le gel des jeunes pousses.
Le champ à droite est moissonné à la main,
ce qui explique la forme différente des buissons par rapport à
ceux (ci-dessus) taillés à la machine.
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Ces machines ci-dessus sont anciennes (jusqu'à 50 ans) et
ne sont plus utilisées qu'à
des fins expérimentales.
La première sert à interrompre la fermentation du
thé (pour qu'il reste vert et pas noir), puis on le sèche
avec la deuxième et on roule les feuilles avec la troisième à droite)
avant de sécher encore.
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A gauche, le producteur contrôle la qualité du thé vert que
lui livrent les producteurs non équipés en grandes machines.
Le thé est alors placé dans un bac (ci-contre à droite) avant d'être
amené dans la machine qui stoppe la fermentation. 98 degrés
pendant 60 secondes suffisent. Tout cela est totalement automatique.
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La ferme a son petit coin de dégustation (comme chez n'importe quel vigneron)
où le producteut nous a fait goûter quelques spécialités.
Il y a de nombreuses similitudes entre la production du thé au Japon et celle
du vin en Suisse. A commencer par l'accueil avec dégustation...
Il dit qu'il le compte pas le nombre de théières qu'il fait par jour.
Mais on peut être sûr qu'il y en a toujours une à disposition.
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Nous sommes ensuite allé faire un petit tour au bord de la
mer avant de revenir à la ferme.
Notre guide nous a fait un programme très
complet et intéressant. Et tout ça sur son temps libre.
Son travail c'est la promotion du thé vert de
la région de Shizuoka.
Finalement nous avons fait un tour dans les champs de thé et bien
sûr acheté un peu de thé vert avant de prendre congé
du producteur.
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Le musée du thé à Kanaya
(page web,
plan)
Notre guide nous a alors amenés au musée du thé
qui explique les origines du thé et son usage de par le monde.
Des reproductions et des petits films expliquent sans doute très bien
l'histoire du thé à ceux qui comprennent le japonais.
A l'extérieur, un pavillon de thé de Kyōto a
été reconstitué. Nous y avons assisté à
une cérémonie du thé japonaise. Tout un rituel!
Dans la salle de la cérémonie se trouve l'obligatoire calligraphie chinoise
accompagné de son ikebana.
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L'après-midi, nous sommes descendus à Kanaya
dans l'idée de traverser le pont en bois sur la rivière Ōi-gawa
(on la voit en haut à droite sur la photo,
mais le pont est beaucoup plus sur la droite). Pas aussi simple qu'il n'y paraît!
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L'après-midi dans la Ōi-gawa
Nous voulions donc rejoindre le pont
Hōrai-bashi depuis Kanaya. Sur le plan ci-contre (ou directement chez
Yahoo)
Kanaya est à gauche et Shimada en haut. Le pont Hōrai est tout à droite. L'idée
était de suivre la voie de chemin de fer puis la rivière jusqu'au pont.
Comme il n'y a pas de chemin, nous avons suivi le lit de la rivière,
partiellement asséché (ça change avec la saison des pluies).
Malheureusement, la berge est parfois très escarpée.
Nous sommes parvenu à faire le gros du trajet à sec,
mais pas les derniers 500 mètres où il a fallu parfois mettre
les pieds dans l'eau.
Finalement nous sommes quand même arrivés au pont.
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Photos © Patrick Koppenburg et Céline Weber (sauf mention),
textes © Patrick Koppenburg (sauf mention).
Dernière mise à jour: 21:06 2004-01-01 -
Patrick Koppenburg
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